Jean-Pierre Faurie

 

L'artiste au Salon de Chartres

 

affiche de JPF

en atelier

projets de vitraux pour Chartres

Je double.
Jeu double.
Masques doubles.

Classé X

Histoire classée X

 

Joue contre joue, le couple est juché sur le superbe caillou. L'époux soucieux déclare: “Je nous vois mal partis”.

-- Et pourquoi, grands dieux! dit l'épouse.

-- Le président y bout déjà de peur que les négociations échouent, mon bijou, informe le mari.

-- Joujou, caillou, pou, genou, hibou, chou et bijou doivent prendre un X au pluriel.

-- C'est logique, confirme l'épouX.

 

 

Sale défaite

 

Faites ceci ! faites cela! faites par-ci! faites par-là! Retrouvons-nous tous à la salle des faites.

Perdu par-ci, perdu par-là, perdu partout!

Retrouvons-nous à la salle des défaites.

Défaite sanglante, défaite horrible, défaite inhumaine!

Retrouvons-nous à la sale défaite.

Montrez-nous vos faîtes: faîtes de toits, de montagnes ou d'arbres...

Retrouvons-nous à la salle des faîtes, où vous calligraphierez soigneusement une ligne de faîtes, avec un oiseau trempé dans l'encre.

L'oiseau, quel beau porte-plumes!

Amusons-nous avec joie, amitié, amour et évitons autant que faire se peut les plus sales des fêtes, enfin sauf... si... Ah, stop! Pas de ça chez nous... Gardez vos histoires de fêtes pour vous... sinon vous serez classé X.

 

LA PÉPIE

Je profite de cette noble et belle assemblée qui fête le cinquantenaire de notre amie Antoinette F, née Rossignol, pour vous entretenir de tous ces OVNI (oiseaux volants nichant ici) qui nous survolent. Je serai accompagné durant cette intervention de mon petit oiseau et vieux rossignol, que je nommerai kiki pour plus de commodité. En préambule et pour éviter que notre assistance publique ne se perde, le propos sera, ma foi, truffé de jeux de mots de plus ou moins bonne facture (que je présenterai au Maire).

Ces jeux de mots seront pour certains une vraie confiture de mots, pour d'autres une moutarde de mots. Enfin, quelques-uns seront de vrais mots de tête qui auront un certain cachet par leur effervescence et leur non-sens. Avant d'entamer mon discours avicole, plus tard aviné, je vous rappelle que nombre de nos concitoyens et la faune qui les entoure sont bourrés de jeux de mots et de maux du je :

Les cyclistes ont leur jeu de mot laid

Les promeneurs de mot passant

Les motocyclistes de mot tard ou de mot tôt

Les apathiques de mot lasson

Les escargots de mot luxe

Les jardiniers-paysagistes de mot if

Les coiffeurs de mot tif

 

Bon, il suffit. Revenons à Antoinette.

La Rossignol de ses amours a un beau nom qui accueille celui d'un écrivain connu (Signol), lequel a un beau brin de plume. S'il est mal prononcé -- que le dieu et le duo des noms m'en garde --, ce beau nom, disais-je, dévoile un bel outil que sait manier son mari bricoleur, la rosse chignole. Rosse pour moi, pas pour lui. Il pousse dans les forêts de tungstène et les forêts à bois. Comme le dit un proverbe canadien: « Quand les forêts aboient, les tronçonneuses passent. »

Mais revenons à nos oiseaux.

Antoinette m'a récemment confié: « Mon Ma-i-ri-e Yannick, votre maire à tous, qui ne se perd jamais dans ses propos, m'a dit le jour de la fête des mères, en présence de notre paire de filles : tu es vraiment chouette, ton beau corsage au col vert souligne ton corps beau de sarcelle. Il a dit ça bien que je sois née dans la région.» Antoinette a eu la chair de poule en oyant les paroles de son beau chevalier combattant, parfois arlequin, parfois aboyeur mais avec un beau cul blanc car il ne va pas bronzer avec elle en Bretagne. Ça ne l'empêche pas d'avoir en période de reproduction de belles parades amoureuses avec son martinet noir, sa gorge bleue quelquefois rouge et sa rouge queue. À ces moments-là, il devient son roitelet bien faisan. Antoinette m'a révélé pourquoi elle avait été séduite par le César du village aux cheveux grisonnants d'Étampes, son héron (Néron) cendré.

« Avec son sculptural cormoran d'athlète et ses allures de fou de Bassan, il m'a toujours impressionnée sur son Hirondelle. Devant chez nous, quand passent les six cognes de la brigade, retour d'Authon, il les double en leur faisant un pied de grue avec son beau nez de pouillot pitchou, siffleur et véloce. Il n'est pas un pigeon ramier, comme certains, plutôt un oiseau-castor qui a bâti notre petit nid avec sa... Non!... pas de pensée déplacée... pas de ça chez nous!»

Cet oiseau de Maire, Antoinette a su l'apprivoiser, même s'il pousse des râles d'eau en revenant de la pêche, toussant et mouchant. « Ça, il mouline, parfois hibou devant certains dossiers difficiles à saisir comme les poissons volants. » Enfin, le premier oiseau du village, le merle de la commune est pour elle. Elle en est fière quand elle pense à lui en cuisinant avec sa spatule blanche. Parfois il l'épie, sa pédagogue préférée, quand elle donne la becquée à ses deux grandes oisillonnes. Et il se dit : « Je serais serin si elle terminait sa carrière à Charbonnières dans une classe maternelle. Elle pourrait clamer tous les jours

Mes anges de Charbonnières, je vais vous apprendre à voler...

Dans le ciel de la vie, non dans les supermarchés.

 

La philosophie dans le boudin

 

Je viens de consulter les dossiers du Monde. Celui consacré à la guerre est très épais et celui de la paix ne l'est guère. Méfions-nous des dossiers guère épais. Guerre et paix (bis et vice versa).

Descendant des missi dominici, le jeune Dominici, ayant une dent contre le monde, a descendu à dos des missiles qu'il a livrés à domicile sans bouger le moindre cil. Mais non! mais si!... Ça vous la scie?

 

Histoire à dormir par les deux bouts

 Ils sont deux amis d'enfance, Robert Muda et Robert Ébasque. Jamais au grand jamais ils ne se sont séparés depuis le berceau, car nés le même jour avec un ongle incarné et un oncle réincarné. Les observer est à la fois émouvant et attendrissant, surtout dans ce monde où les coûts bas, les coups lisses, les cous ridés sont pléthore. L'Assistance publique les admire et les convoite. [Note de l'artiste: c'est con vois-tu, mais c'est à demi râble (de lapin)]. Chaque fois qu'ils participent à une fête dans leur village, la population béate les mange des mains, les tripote des yeux. Elle s'extasie, s'exclame. Georges de Bonnet, leur vieux maître, confie « C'est sain de boire cette amitié entêtée. » Et la foule d'ajouter « Oh, mais quelle belle paire de Roberts! »

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On (Faurie le faurcené) écrit au Phare

Des nouvelles de Faurie à Lascaux...

 
 
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