la une
j'aime pas
psychats
brocante
feuilleton
sélection
concierge
entre nous
liens
accueil

 

 

 

 

autres éditos

 

 

Ne comptez pas sur moi pour célébrer l'apparition d'une nouvelle année (la belle affaire!... n'est-ce pas, Mercure?), et sacrifier aux simagrées d'usage pour tout oublier ensuite.

La seule chose que je sache déjà, c'est que dans un an nous serons en 2009, et probablement aussi bêtes. Aussi insoucieux des autres, autant livrés à la violence, aux intégrismes de tout poil, à la crétinisation en marche depuis qu'il y a des hommes,-- et qui ne pensent pas.

Je suis aux abonnés absents.

Vous vous en doutiez un peu, non?

 
MAIS ÇA, C'EST IMPORTANT

 

La disparition de 2007 me laisse indifférent. Pas celle de Julien Gracq (Louis Poirier). Il fut révélé au public, qui l'ignorait, par Le rivage des Syrtes (1951), lequel obtint le Goncourt (qu'il refusa). Par un Raymond Queneau ému et bafouillant, devrais-je dire: il annonça Les ravages de Sartre, titre d'autant plus mémorable qu'il épinglait le fossoyeur du Surréalisme, auquel Gracq appartenait et appartiendra éternellement désormais.

Le jour où je crèverai -- comme tout le monde, on ne va pas en faire un fromage --, le Phare crèvera avec moi.

Il se pourrait aussi que ce soit lui qui parte en premier (merdes informatiques). Si vous constatez un jour l'arrêt du site, ça signifiera que l'un de nous deux est mort.

Le monde continuera de tourner quand même. Buvez juste un coup à notre santé et tirez sur un bon clope en souvenir. Ou, mieux, un havane.

Je le sentais, qu'il allait me lâcher, mon super Mac. J'avais de plus en plus de mal à le faire démarrer et me rendais bien compte que c'était un bête problème d'alimentation. Le contacteur devenait de plus en plus caractériel, je commençais à en avoir ras la frange de tâtonner à la recherche du point G. Et naturellement, samedi dernier, pouf! Plus de jus!... Comme les chats, les zordi déraillent de préférence le week-end, quand les vétos sont à dache. La mère veilleuse machine était aussi utile qu'un camembert musical. Merci, Madame Apple!... Merci pour le magnifique coup de mou que vous m'avez offert, pour mes cauchemars de Vatel à la broche.

C'était sans compter avec (comme disent nos ânes médiatiques) la génialitude du Rédac sous la pression de l'urgence et la démerdise système D technoïllogique du maintenanceur chef maison (plus nul que moi en bricolage tu meurs, mais qu'est-ce que je cause bien). On a décapoté la bestiole, trouvé un croscopique contacteur de merde à membrane, chargé par le technicien de surface de chez Pomme de fournir le courant à son orgue à moustache (si je l'avais eu sous la main, ce con, il aurait passé un sale quart d'heure). On a ricané niark-niark. Mon maintenanceur a testé les fils, déclaré que mon pronostic était le bon (eh! pas doué pour la bricole, pépé, mais pour la synapse chapeau...) et nous avons entreprîmes (je cause toujours aussi bien) de virer le minuscule caca membraneux à la poubelle, de faire passer les fils aussi zaraks que knéens, heureusement sous gaine, par le trou laissé libre et de remplacer le contacteur par un futétacteur. Mais quoi?

-- Attends! a dit le maintenanceur, je vais aller voir dans le camion.

Il est revenu un peu honteux avec un interrupteur de baraque comme t'as chez toi dans toutes les pièces et suggéré l'échange standart (t final, svp). Pour le fixer, naturellement, on a fait des trous dans le capot (pardon, Madame Apple, mais on t'emmerde, vu tout ce que tu nous as emmerdés). Et maintenant, miracle... avant qu'il claque, celui-là! Je me tape un orgasme à chaque démarrage. Parce que ça marche! Pas mal, à mon âge!

Lors de sa tournée VRP en Arabie Saoudite, Naboléon le Petit trouve le moyen, dans son discours officiel, de se réclamer du monde chrétien en pleine terre wahhabite et cite Dieu treize fois, ce qui ne s'était jamais entendu d'un représentant de la France laïque et républicaine.

Athée fondamentaliste, je suis révolté et dénie à l'État le droit de croire à ma place.

Jeanne Moreau a 80 ans. Je ne suis pas très frais non plus, puisque les couches-culottes de 20/25 berges tombent de la lune quand je leur cite mes noms, oeuvres, événements de référence. Comme je suis surpris de ceux qu'ils me donnent. Éternel rêveur, j'oublie que nous appartenons à des univers étrangers.

La mémoire a figé nos repères, tel l'insecte préhistorique dans son bloc d'ambre. Nous venons de la même époque, ce n'est pas celle des autres. La concordance des temps n'existe qu'en grammaire. Hors d'elle, passage barré entre deux mondes. Nous vivons synchrones dans des instants différents. Paradoxe. Nos routes se côtoient, parfois se croisent, sans jamais se rejoindre. Chacune son langage.

C'est d'une affligeante banalité, je sais, comme toutes les vérités insupportables. Et je me désole régulièrement du délabrement de mes totems, pour ne pas déplorer le mien.

C'était la minute de conscience rédaqueuse...

Nietzschevo!... dirait l'ami philosophe qui aurait lu la Relativité généralisée sous fumette quantique.

Personne n'attend de moi que je commente les programmes télé, Diable merci! Mais je ne peux contenir mon indignation après La Dame de chez Maxim's sur Antenne 2. Arriver à transformer Feydeau en auteur ringard, lourdingue, dans une mise en scène à chier, avec des comédiens connus surjouant comme des pieds, représente un surprenant tour de force. On aurait dit une pièce de Ruquier récitée par les porte-coton habituels. Sur une chaîne de service public! Supposée faire dans la qualité! Et on paie une redevance pour ça!

Rien de plus périlleux que le vaudeville (spécialité française), de plus casse-gueule que l'auteur de La Puce à l'oreille, l'insurpassable horloger de ces diaboliques machines de précision qui, dès la première entrée, la première réplique, sait vous croquer un personnage dans son théâtre de la cruauté («Ça n'est pas pour me vanter, mais il fait une de ces chaleurs aujourd'hui!...»). Cela exige une furieuse présence, de l'abattage, de la virtuosité. Il faut jouer rapide, léger, sans appuyer, sans faire un sort à chaque mot. Tout le contraire du travail de labour présenté par Francis Perrin et ses complices. Du rythme, nom de Diable! Du rythme!

On ne confie pas Feydeau à des amateurs (c'est fou le nombre d'amateurs chez les pro!). Il suffit de suivre les didascalies. Ne pas se croire plus malin que Feydeau, qui a tout balisé, tout prévu, jusqu'au moindre déplacement. C'est qu'il se méfiait des cabots, qu'il connaissait sur le bout des doigts, le vieux renard! Tout le travail est fait. Il vous reste à faire le vôtre, celui pour lequel on vous paie: exercer correctement votre métier. Jouez comme c'est écrit, merde! C'est pas difficile!

C'est TRÈS difficile!

 

 

Philippe Khorsand a prématurément quitté la troupe (59 ans) pour les palaces d'Ailleurs. Saleté!... On fait quoi maintenant?... Mais je l'aurai, un jour, je l'aurai...

N'Djamena. Les étrangers sont rapatriés par voie aérienne pour échapper aux massacres. Très bien. Mais qui a pensé aux animaux familiers, chats, chiens...? Qu'a-t-on prévu pour eux? C'est à peine si l'un des rescapés a osé parler de ceux qui partageaient leur vie quotidienne, faisaient aussi partie de la famille et ont été froidement abandonnés.

Lorsqu'une telle horreur sera poursuivie pour crime contre l'humanité, alors nous serons véritablement humains.

Qu'on foute la paix aux élèves de CM2! S'ils devaient mémoriser quelque chose, pour autant que ça entre dans leurs possibilités, ce devrait être les noms de tous les goys, ici en France, qui ont tiré les juifs des griffes d'Hitler. Ce qu'il faudrait surtout leur coller dans le crâne, c'est que les symboles du nazisme ne sont pas d'innocents tatouages juste bons à faire chier le bourgeois, mais une peste à combattre impitoyablement. Une forme dormante du rétrovirus qui n'a que trop tendance à détruire notre système immunitaire à la moindre faiblesse.

Compris, monsieur le Hongrois?

   Je ne suis pas doué pour les discours officiels (je ne suis pas doué pour les discours). Ça me glande autant que lorsque je dois subir ceux des autres. Là, faut ben que j'y alle, comme on cause dans mon trou à ploucs. S'agit du Phare, merde! Mon bébé, ma passion (toujours aussi cons, les géniteurs, surtout pute hâtifs!). Vous avez remarqué, vous aussi? Eh ben, quitte à décevoir, ça me fait plaisir d'harenguer, pour une fois. Les harengs terribles... disait ce quéqu'un qui avait un peu plus de culture. La mienne se limite au varech qui colle à mes semelles de bouseux cavernicole, moins caboteur que cabot.

   Oui! heureux, fier, digne de l'être. Je vous remercie tous, ingénieux ingénieurs (navals), dockers, accastilleurs, plongeurs, suceurs de moules, profileurs de biellettes, surfeurs... Je suis ému.

   Qui a crié vive Zému?!!

Savez-vous quelle est l'activité principale du Net? Le cul? Les jeux? La vente en ligne?

Faut sortir, les nuls. LES SPAMS !!

La malfaisance de l'espèce poussée au climax par des connards mis au monde pour faire chier la planète Web. Qui remplissent leur creux avec du vide. Car on n'a que ça à foutre, bien sûr: virer leur teigne de notre domaine privé. En justice, ça s'appelle violation de domicile et c'est puni par la loi. La loi, tu parles!... Hi-hi!... Tout le monde s'en branle, à commencer par les loyeux.

Moi, très con primaire, je pose LA question: à qui profite le crime? Aux vendeurs d'anti-spams, bien sûr! Concocteurs de supermails surpuissants à la mesure de leur impuissance, pas foutus de distinguer un parapluie d'un parapente. Aux fourgueurs d'antivirus (ça marche avec les spams, vecteur de prédilection comme le lama pour la syphilis) surgissant dès l'apparition d'un nouveau virus qu'ils ont eux-mêmes lancé (ben tiens!).

Et nous, pauvres tartes, on se désole, on se sent encore plus tartes, impuissants, dépassés. On finit par acheter leur merde illusoire, aussi invirable que les virus et bourrée de cookies, sans compter les bugs. C'était le but de l'opération.

Vous en avez pas marre de vous faire entuber par tous les tubes sans vaseline?

Alors quoi? Entrez à la Trappe. OU FABRIQUEZ DU SPAM.

Ian Paisley, vieille carne protestante d'Irlande du Nord qu'il a mise à feu et à sang, annonce sa démission en mai de ses fonctions de premier ministre et de chef du parti unioniste démocrate (vaut mieux entendre ça que d'être sourd).

Hosanna! Le révérend, ce cul béni coincé, pour qui la tolérance n'est concevable qu'en maison, aura plus oeuvré pour l'infanticide différé (3.500 morts) que les faiseuses d'anges de Temple Church.

Dieu existe, alors? J'espère donc que le pasteur ira (IRA) rôtir en enfer!

Message perso.- Coucou, Maria! Fais la bise à toute la baraque sans oublier la peluche. Gardes-en un peu pour la grasse matineuse maghrébine... Vu lesfilmentropes.org/  Pas trop mal foutue, en effet, pour une boutique commerciale!

Autant qu'il m'en souvienne, à l'origine, les Jeux Olympiques impliquaient l'arrêt immédiat de toute forme de conflit. Cette clause fondatrice ne me semble plus respectée.

Si elles veulent donc être cohérentes, les nation dites évoluées doivent refuser de participer aux Jeux de Pékin tant que la Chine poursuivra son affrontement avec le Tibet (Israël avec la Palestine, les US avec l'Irak, etc.).

Je ne me fais, hélas, aucune illusion. Pas un commercial ne renoncera au profit par idéalisme… Malgré nos belles paroles, nous restons des marchands. C'est-à-dire des sous-hommes.

J'ai été instruit par les jésuites. On peut en constater les désastreux effets. Devise du principal qui dirigea mes études: «Pas de pitié pour les canards boiteux.» Bel exemple de charité chrétienne! Résultat, je suis athée.

Rejeton d'un militaire de carrière, je suis antimilitariste de naissance.

Éduqué par une sainte femme, je suis un sacripant.

Je suivrais ma pente fatale, je serais anti-moi.

Qui pensera à exiger de la Chine le respect des droits des animaux aussi? C'est bonnet blanc et blanc bonnet avec ceux des hommes. Alors, Bougrain? Alors, Bardot? Alors, Dalaï?... Vous dormez?!

Qu'on m'envoie à Pékin. J'y ferai mon devoir, si tout le monde s'en fout!

J'ai beau être gardien de phare, je n'arrive pas à encaisser qu'on puisse baptiser une pisseuse Océane. Je serais encombré d'une telle punaise, j'appellerais son frangin Nonox. N'appréciant pas plus Totor que les chiards, ni davantage la vanité des pondeurs de lardons.

Pour ma part, Michel me convient: c'était autrefois le nom du péquenot balourd*. Ça me va comme un gant. Au besoin, je le revendique. Foin des Enguerrand, Thibaut et autres sucreries.

Je préfère le cabécou avec un gorgeon de cahors. 


* Pour bien mesurer la profondeur du trou du cul du monde que nous habitons, il suffit de comparer la bande passante dont jouit le Francilien câblé, gâté pourri, son ADSL en Haut Débit à 1 Mo/s, avec le nôtre (Bas Débile) pédalant sur un flux instable de 1,5 à 56 Ko/s... quoi que prétende la grande truanderie des fournisseurs d'accès.

 

Les fumeurs de cigare, comme les violoncellistes, ne peuvent être tout à fait mauvais. Je le sais, je suis l'un et l'autre tel Rostro, quelques étages au-dessous. Je n'en ai jamais vu de méchants ni de suffisants. Ce sont au contraire des rigolos, de braves types, rêveurs, distants juste ce qu'il faut. Prenez des gens aussi dissemblables que Santini et Vergès, Bodard et Feydeau. Une même générosité, un même altruisme les rapproche. Essayez en revanche d'imaginer Sarko derrière un barreau de chaise, Ségolène moulinant les Suites de Bach sur son jambonneau. Vous êtes ridicule autant qu'eux.

Et le ridicule tue, contrairement à ce qu'on dit, à ce qu'ils croient.

LA nouvelle protection sociale ne protège que les caisses de l'État, qui sont vides. Nous le savons bien, puisque l'État c'est nous! Ce n'est pas faute d'être ponctionnés de partout... Alors QUI pique dans la caisse?

Déjà remboursés des noyaux de prunes, responsabilisés, fliqués, accablés de contributions nouvelles masquées de noms débiles, voilà qu'on nous sucre le défraiement de ceci, puis de cela. Qu'on nous inonde d'interdits, mises en garde, paperasses, qu'on nous supprime des soins, des services hospitaliers pour quelques kilomètres que nous aurons l'avantage de payer de nos deniers (c'est-à-dire de ceux de la raie publique).

Quels esprits supérieurs, limités par le bout de leur nez, commettent des bourdes que les ménages les plus demeurés ne commettraient pas? On nous grignote les moyens de nous rétablir, renforçant dans la foulée les soins palliatifs!... Comme ça, laisser crever revient plus cher que de guérir! Une stupidité doublée de sauvagerie...

Je le répète : QUI pique dans les caisses? Quels frères Rapetout ratissent le pactole? Ne me faites pas croire qu'il est perdu pour tout le monde. Il y a forcément QUELQU'UN (ou QUELQUES-UNS) qui en profite. Nous prennent pour des cons, ces cons!

Ils oublient que bientôt ce sera leur tour... et qu'ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Le moral des Français est au plus bas. Comme les caisses, le pouvoir d'achat et donc la consommation. Logique. La reprise n'est pas pour demain.

Dans cette situation désastreuse, les trois villes où l'on vit le mieux chez nous sont Nantes, Toulouse et Lyon. Toulouse, mon coeur occitan s'émeut, mais je n'y suis pas. À Nantes non plus, ce sont des cousins. Et à Lyon, la concierge.

Moi, Rédac, roi des cons, j'ai été planter mon Phare en Beauce, région éminemment maritime, dans le trou du cul du monde et du département, où la seule chose qui rappelle l'huître est l'ouverture d'esprit des indigènes.

Alors que je vis le jour dans l'un des plus grands ports de l'Atlantique passé Gibraltar, et ne rêve que de les finir, ces jours maudits, sur un atoll du Pacifique!

IL vient d'être nommé meilleur comédien de l'année, à 85 ans!... Après une vie de galère, de bides, de triomphes, de panouilles, d'interprétations magistrales (faut bien manger), comme les plus grands, dont il est. On y aura mis le temps! Certains d'ailleurs ne parviennent jamais à cette ultime reconnaissance. C'est ainsi. Ceux qui pratiquent le rude métier de faire rire sont peut-être adulés, chéris des foules, mais finalement oubliés au moment des honneurs, des récompenses, au profit des pompeux emmerdeurs et pompiers du pathos. Tout comme les auteurs. Ce qu'on lui a fourni un peu prématurément, à la sauvette, c'est son certificat de décès. La vengeance des minables.

Ça y est, on a trouvé les coupables! Les salauds qui bouffent nos bandes passantes, foutent la pagaille dans le réseau. Ce sont les Chinois! Pas nos hébergeurs et fournisseurs d'accès qui sont nuls, voleurs, menteurs et se tirent la bourre, non-non! Les services spéciaux belges viennent de tomber sur les niaquoués en train de tester leur capacité à investir les communications occidentales, à détériorer, pirater, voire bloquer les transmissions informatiques, curieux de la réponse que nous opposerons et, tant qu'ils y sont, expédiant des espions virtuels type "cheval de troie" dans les fichiers spécial-défense européens et yankees, en vue du prochain conflit.

On se disait aussi que, depuis qu'on parle du péril jaune, il fallait bien que ça se confirme. Si non è vero, è bene trovato.

Sous de trompeuses apparences et malgré les allégations des politiques, nous sommes en dictature médicalisée. Les Purgon, Diafoirus ont investi le pouvoir, qui y trouve son compte par la sujétion supplémentaire qu'ils permettent. Rien n'a changé depuis Molière : les Diafoirus veulent toujours nous voir mourir en bonne santé, ce qui n'est pas leur affaire. Ils sont à notre service, non l'inverse. Le système monarchique avait autrefois la sagesse de les tenir à leur place : des serviteurs, qu'il ne fallait pas laisser régenter la maison. Or ils prétendent aujourd'hui dicter notre conduite, nous poussant tels des moutons sous la baguette des interdits, contraintes, admonestations, menaces, faisant de notre existence un enfer que nous n'avons aucune raison de fréquenter.

Je préconise le retour à la liberté comme au beau temps de la monarchie. À la domination des heureux de vivre, même si égrotants, sur les pères la pudeur, donneurs de leçons, ignorantissimes ignorants imbus d'eux-mêmes et considérables raseurs, adeptes de la saignée (y compris celle du portefeuille). Serais-je royaliste? Plutôt anarchiste.

Un royaliste est un anarchiste qui aime l'ordre.

Mon précédent édito trouve une justification inattendue dans le relevé de prestations reçu de ma mutuelle, que je cite sans y changer un iota : "Dans le cadre de la réforme de 2004 pour une meilleure coordination des soins, la MGEN mettra à disposition des médecins un historique de vos remboursements de prestations Sécurité Sociale sur une période de 12 mois. L'accès à cet historique réalisé par votre médecin sur son ordinateur ne peut se faire sans votre accord et sans l'utilisation de votre carte Vitale. L'utilisation ou non de ce service n'aura aucune conséquence financière sur vos remboursements."

Autrement dit : on vous a tous à l'oeil! Notons aussi qu'on se dédouane en évoquant des dispositions datant de 2004... Je rappelle à qui de droit que nombre d'officines refusent depuis toujours de s'équiper pour l'exploitation de la carte Vitale, qui n'a jamais eu rien de médical.

Eh bien, je refuse parce que :

1°/ je ne supporte plus ce nouvel et incessant flicage ;

2°/ j'estime que le rôle de mon médecin est de soigner quand je le consulte, non de servir de claviste bénévole au ministère de la santé et des affaires interstitielles.

Toute récrimination des services publics sera redirigée sur mon site.

La lettre type est une lettre qu'on adresse à des types qui viennent vous casser les pieds avec des questions oiseuses concernant leur petite personne, à qui l'on n'a ni le temps ni l'envie de répondre. C'est une commodité informatique remettant l'importun à sa vraie place : les trous d'un programme censé recouvrir tous les cas de figures possibles en se payant la sienne, le laissant apprécier l'importance qu'on lui accorde et méditer sur la banalité de ce qu'il croit exceptionnel. Seuls les innocents s'imaginent qu'on leur répond personnellement. La finalité réelle de ce genre de littérature est de permettre au service sollicité de continuer à dormir sans être dérangé.

Ceux qui rédigent au départ la lettre type doivent se montrer extrêmement prudents, car elle indiquera surtout le peu de considération apportée aux destinataires en général, dont les plus susceptibles ne manqueront pas de se plaindre à la première occasion, causant des ennuis supplémentaires.

La meilleure façon de calmer un type furieux d'avoir reçu une lettre type est de s'indigner : "Comment! on a osé vous envoyer une lettre type! N'y voyez rien de personnel!!! Je vais m'occuper de cette affaire moi-même..."

J'ai parlé des Purgon, des Diafoirus. J'ai oublié les pires d'entre eux, le bas du panier: les arracheurs de dents. C'étaient les barbiers, appelés de nos jours dentistes, comme les ex-femmes de ménage techniciennes de surfaces. Ou bien ils sont d'une totale innocuité, se contentant d'accompagner doucement la nature. Ou bien, atteints de la folie des grandeurs qui a fait péter leurs circuits d'apprentis bouchers, ils prétendent exercer impunément leurs ravages. Ne vous avisez pas de manifester votre désaccord : ce sont des tyranneaux assoiffés de puissance, conscients de la bassesse de leur ancien état et décidés à vous le faire payer comme si vous y étiez pour quelque chose.

Quand de plus ils s'avèrent violents, l'agressivité étant inversement proportionnelle au volume du cerveau, vous avez les plus grandes chances de faire réparer votre dentier à l'oeil par décision de justice. Appréciable satisfaction, même si ça vous empêche de mastiquer pendant quelque temps.

Je suis un cas clinique. Je tiens la superforme, moi, en ce moment. « Jamais vu ça! » piaille la faculté. Étant donné ma vie de patachon, mon âge, mon passé médical, mes imprudences, addictions, fantaisies réputées fatales, un soleil personnel et portatif brille insolemment, quoique soleil, sur mon panorama. Il faut vous y résoudre, messeigneurs. Je suis un monstre, je mourrai en bonne santé. Le Conseil de l'Ordre peut continuer à dormir tranquille. Pour renfort de potage, j'ai trouvé un médecin qui a aussi piètre opinion que moi de ses confrères et possède cet avantage que, radiologue, il sait de quoi (plutôt de qui) il parle : Patrick de Funès (Médecin malgré moi). Oui! le talentueux rejeton de Louis, son comique de père!...

Je vous en parlerai un jour, du bouquin.

Une copine de la Rédaquette est venue se réfugier au Phare pendant qu'on retape sa baraque. Elle partage en ce moment notre havre de paix (quand les chiens du voisinage ne gueulent pas trop fort, et que leurs maîtres -- tout aussi gueulards -- n'entreprennent pas de se "parler" de maison à maison à 7 heures du matin comme s'ils étaient sur des pitons éloignés). Un beau jour plutôt moche, mon téléphone fixe acheté à france telecom (Orange) tombe en rideau, encore sous garantie. La copine, gentiment, propose d'aller l'échanger où il fut acheté. Un prêté pour un rendu. On ne dit pas non. Le vendeur, en revanche, si. Il refuse avec un bel aplomb d'honorer son contrat sous des prétextes technico-foireux. Malheureusement pour lui, la copine est avocate. Ça se trouve comme ça. On ne l'envoie pas sur les roses aussi facilement. Furieuse, elle se met à sonoriser l'agence à la satisfaction d'un public nombreux. L'une de ses plus belles plaidoiries. Elle en profite pour rappeler malicieusement que son cabinet d'avocats attend un règlement de ladite boutique depuis plus de six mois. Fatalitas. Et toc! L'assistance faillit applaudir. On jugea prudent (et commercial) de s'exécuter.

Le fixe de remplacement marche très bien, merci. Pour le moment.

Vacances! Les programmes radio, télé changent. Les titulaires émigrent vers les plages pipoles. Les remplaçants ont leur chance. Époque des "best of" (souvent "worst of"), les équipes techniques émigrant aussi. Des "bêtisiers", qui montrent surtout la bêtise des concepteurs et ne révèlent qu'une monstrueuse flemme. Vacances! Plus d'eaux minérales, de sodas dans les supermarchés. Plages, lieux touristiques approvisionnés en priorité. Vacances! Pas le moment de s'offrir une rage de dents, une appendicite, un infarctus, sous peine de vacances éternelles. Les livraisons n'arrivent pas. Plus personne.

Exception : les Pompes Funèbres (et encore!), le Phare (toujours). Ici, on ne détèle pas. Le Rédac, bernacle opiniâtre, s'accroche à son rocher. Faut s'le faire.

Certes, je songe parfois à prendre mes vacances, ne plus exercer mon office, pas toujours exaltant. Ne plus corriger ce qu'on m'envoie. Les concernés savent bien, hélas, que je n'en ferai rien, non par égard pour eux, mais pour le site (respect du surfeur et de la langue française). Ils auraient l'air malin, s'ils apparaissaient tout nus! Avec leurs fautes, leurs maladresses. Qu'ils se méfient tout de même. Farceur, provocateur dans l'âme, je peux toujours passer à l'acte.

Henry Miller m'a offert quelques belles bosses de rire, avec son talent inimitable à brosser la galerie de piqués parasites qui ont envahi sa maison au fil des ans. J'étais alors loin d'imaginer que je connaîtrais à mon tour un spécimen gratiné de cette redoutable engeance, prompte à débarquer chez vous comme en terrain conquis sans manifester la moindre intention de partir un jour. Pourquoi le feraient-ils? ils ont le gîte, le couvert, vous comme domestique. Pour leur part, ils n'en foutent pas une rame, entrent et sortent à leur guise, vous imposent leurs horaires de détraqués, leurs tics, leurs tocs, leurs lubies. À la limite, vous êtes chez eux, ils sont bien bons de vous y souffrir... Miller aurait ri de mes tracas, sans être nullement étonné. On ne rit bien de ces fléaux qu'après, ou lorsqu'ils affligent les autres.

Mon fléau à moi fut une fléaute, invitée par mon épouse dans un moment d'inconscience, mais qu'elle (la fléaute) s'empressa de prendre au mot à la première occasion (on retapait sa baraque, elle devait soi-disant attendre la réponse des ouvriers pour connaître le jour où elle pourrait y revenir. Et - ce qui aurait dû nous mettre la puce à l'oreille - la mairie de son patelin venait de la virer du local municipal où elle l'avait recueillie gratos. Apparemment, nous étions les seuls au monde à pouvoir prendre le relais (curieux, comme d'autres, qui devaient la connaître mieux que nous, s'étaient prudemment défilé!). Attention, ce n'est pas une indigente, seulement une avocate (oui, la même que celle de l'épisode Orange!) en activité, donc ayant les moyens, sans être une diva du barreau (il faut d'autres talents). Consulté, j'avais dit sans méfiance à la Rédaquette : "Tu as promis, tu dois tenir." Première règle : ne jamais être correct avec les incorrect(e)s. De plus, il s'agissait d'une copine de ma femme (en fait, simple fréquentation ferroviaire)! Le comble, c'est qu'à la longue c'est vous qui êtes gêné de devoir intervenir, quand la parasite se sent parfaitement à l'aise. En privé, la Rédaquette râlochait tant et plus, mais elle n'osait rien dire ouvertement. Cette grande gueule est d'une lâcheté insigne quand il faut faire face. Comme toujours, je dus me charger du sale travail : signifier à la monstresse que la mesure était pleine, qu'elle devait libérer les lieux de son encombrante présence et de ses innombrables impedimenta sous 48 heures (si vous n'êtes pas brutal et précis avec les chieuses, elles ne comprennent pas).

Elle eut le filet d'intelligence nécessaire pour saisir qu'il ne fallait pas pousser davantage, mais ce fut la Rédaquette qui dut débarrasser le matériel, car la poison ne leva pas le petit doigt (trop fatigant, et elle en avait peut-être besoin pour se le mettre dans le cul). Soyons juste, elle n'avait pas que des défauts : elle appréciait ma cave et mon whisky.

Voilà, mon vieux Miller, sacrée fripouille! Tu te sens moins seul, maintenant?

Complètement oublié d'en parler. On vient de se faire les USA. D'Est en Ouest. Consultant mes stats (nous avons nos renifleurs, nous aussi), je découvre qu'outre les visiteurs habituels, de New York à Pasadena, on réussit la totale. On savait les copains un peu parano sur les bords et munis de Grandes Oreilles (chacun ses manies), mais là c'est du sublime! La crème des crèmes. Visites des universités, comme d'hab. De la CIA, comme d'hab. Du Pentagone, comme d'hab. Des fois qu'on connaisse des trucs qu'y savent pas... Mais (nouveauté!) de la Maison-Blanche! Qui dit mieux? Raison de cet afflux d'alouettes dans le miroir : notre écho sur Obama. Ça rapplique dare-dare. Quel honneur!

Hé, Barack, t'as oublié de nous payer, pour ta campagne!

La Rédaquette ricane. Elle dit qu'en plus, tout ce beau monde vient se marrer, éventuellement s'instruire. C'est quand même pas les pin-up qui l'attirent?

Rassurez-moi!

Je trouve ça très bien, qu'on revalorise le SMIC chaque année. Si on faisait aussi grimper ma retraite, ce serait encore mieux. Ça me permettrait de continuer à employer une aide-ménagère. En attendant, je suis ravi d'apprendre par l'URSSAF que le fric qu'elle me ponctionne mensuellement en cotisations sert à financer la protection sociale : ainsi, ma mutuelle peut à l'occasion me rembourser des queues de cerises.

La Banque Populaire (ma banque depuis 13 ans) joint à mon relevé de compte une pube à sa gloire, où elle se flatte d'avoir remporté les Trophées du Revenu 2008. Chuis bien content pour elle, mais ça me rapporte quoi? Rien.

Je sens que, quelque part (comme dit l'autre), on me prend pour une bille.

Le Paris-Chartres de 17h.25. Pas trop chargé pour un 29 juillet. La Rédaquette et moi nous installons dans un compartiment presque vide, bientôt rejoints par une voyageuse équipée d'une respectable malle à roulettes et d'un cellulaire dont la sonnerie étrange, l'apparence signalent la provenance étrangère. Allemande, me dis-je en l'entendant épuiser le bottin tandis que son bagage, faute de place, dresse une barrière dans notre espace vital. Elle s'excuse. Russe, elle est russe, moscovite! Mon sang ne fait qu'un tour, chargé par mon géniteur d'un goût ardent pour les origines pittoresques, particulièrement slaves. Hélas, elle ne parle pas français ni moi le pouchkinien. Avide de communication, elle m'oblige à parler anglais. Me faire un coup pareil, à moi! Installée en face, à l'écart, la Rédaquette joue les absentes, m'abandonnant lâchement à mon baragouinage.

Je ne veux pas frimer, mais si je lis sans problème dans le texte Alice in Wonderland, Kurt Vonnegut (junior) et The seven Pillars of Wisdom, je suis infoutu de demander à Londres comment on va de Haymarket à Trafalgar Square. En plus, dans le cas présent, je sors de chez le dentiste et j'ai la mâchoire encore anesthésiée, ce qui n'arrange pas ma diction. Il a dû y avoir quelques infiltrations côté cerveau, car mes débris de fluent m'ont quitté, les mots les plus simples ne viennent pas.

Je suis à la torture et me souviendrai longtemps de la séance. Mais je crois que mon interlocutrice aura déclaré à son époux qu'elle rejoignait à Laval : «Voyage affreux. Je suis tombée sur un Français qui parlait anglais comme une vache espagnole!»

Pour qu'elle ne croie pas avoir eu affaire à un débile profond, je lui ai tendu avant de descendre à Chartres une carte du Phare avec l'url. Je pense qu'elle se reconnaîtra.

Seul gain de l'aventure, je n'ai pas vu passer le temps. La Rédaquette dut beugler : «Hé! on est arrivés!»

Nitchevo!... Vodka!

Tout le monde il est beau, tout le monde est dans la pube.

Tes e-mails sur Télé 2, tu peux pas y accéder : les fenêtres pop-up t'en empêchent. Télé 2 finit par désactiver ton compte comme inactif. Ça ne l'empêche pas de te pomper l'abonnement.

L'été te rappelle que la télé tout court, c'est des giclées de pube coupées de quelques programmes merdiques.

Ton fixe sonne, tu réponds comme un con (Pavlov). Pube. Spam téléphonique. Illégal.

Tu te rabats sur le cellulaire. Avant de te passer le numéro demandé, on t'annonce les dernières promo et qu'il faut bientôt (presque une semaine à l'avance) prolonger la validité de la recharge.

Dernier must sur les distributeurs de billets : avant de te filer l'oseille, on te passe des écrans pube. T'as probablement que ça à faire. Et ta banque chérie interrompt un règlement par Visa. Comme ça. Parce que ça lui chante. Et que l'informatique est en vacances (et que ça t'oblige à utiliser le chèque).

Accros des Jeux de Pékin, ne vous branchez pas. Ce sera le plus grand écran pube du monde!!!

 

De loin en loin, j'ai des discussions littéraires avec mon chemisier. Dernièrement, ce père juvénile, fier et raide dingue de sa fille (8-9 ans), m'annonce avec un air de grand mystère : «Vous ne devinerez jamais quel est son livre de chevet, car elle adore lire, et mon livre de chevet aussi.» Il est tellement transparent que je rugis: «Ne me dites pas que c'est Le Petit Prince!» -- «Comment vous avez deviné?» Soufflé, l'exupélâtre. Facile, inconsciemment il a pris la tête de l'emploi!

C'est plus fort que moi, j'explose : «Cette sous-merde! Cette tisane à l'eau tiède!» Il est catastrophé. J'en ai rajouté, bien sûr, mais il demande, vexé : «Alors qu'est-ce qu'il faut lire?»

J'ai honte, je me calme, je dis : «Il ne faut rien, vous lisez ce que vous voulez. Ce qu'en pensent les autres, vous n'en avez rien à battre, particulièrement les vieux tordus de mon genre. L'important, c'est que ça vous plaise. Rien ne m'autorise à dire ça c'est bien, ça faut pas. Ça ne concerne que moi.»

Mes petites ailes me grattent dans le dos et mon auréole me serre un peu, mais je me sens mieux tout d'un coup. Il me rappelle cette jeune ravageuse qui m'avait conquis (platoniquement), pour laquelle je fis quelque chose d'ignoble : elle tenait Victor Hugo pour un grand poète et Les Misérables, qu'elle n'avait jamais pu se payer, pour un chef-d'oeuvre (sans doute grâce à cela). Je lui offris l'intégrale de ce pavé gras romantique.

Personne n'est parfait.

Dans le Chartres-Paris, une vieille moche s'installe en face de moi. Elle sort d'un sac plastique des machins en riz soufflé qu'elle se met à manger voracement, arrosés d'un truc qui ressemble à du jus de carotte. Mais surtout, elle porte le même blouson sport rouge balise faux jeune. À vomir. Je réalise soudain que j'ai le pareil sur le dos, que je dois avoir l'air d'un vieux moche genre faux jeune et me mets à la haïr, telle la mémée tombant sur une consoeur vêtue du même Chanel. Ai-je l'air aussi d'un touriste en maraude? Ma casquette de baise-bol Kangol match stripe space made in China ne doit pas arranger les choses.

Sous cet accoutrement je découvre, débarquant à Paris, que notre réputation de xénophobes malgracieux est imméritée. Entrant dans une librairie de l'avenue Kléber, à la recherche d'un bouquin 10/18 dont j'ignore l'auteur et le titre, sinon qu'il s'agit de Mongolie et que c'est un roman (Guide de Mongolie, Svetislav Basara), on se met en quatre pour me le dénicher sur ordinateur. On ne l'a hélas pas en rayon et je ne suis que de passage. On me note spontanément les références pour, me dit-on, que je puisse l'acheter ailleurs s'il s'y trouvait. Peut-on faire mieux?... Il est vrai que je parle français!

Place du Trocadéro, les resto-bars ne manquent pas. J'hésite, toujours touristoïde, devant les terrasses. Surgit un serveur, très pro, très Montand, très affable. Il joue au garçon de café, aurait dit Jean-Sol, mais avec talent. Me propose une place dans la partie protégée du vent. Mais, dis-je, je ne pourrai pas fumer. -- Mais si, venez, je m'occuperai spécialement de vous. Il me traîne une chaise, m'installe et tient sa promesse, gentiment, joyeusement. Il sera aux petits soins. Ayant fini par sympathiser, je lui confie : Vous savez, il y a quelques pelletées d'années, nous étions voisins (geste vers l'avenue Georges-Mandel). Ancien principal, je reviens dans mon diocèse. -- Ah, fait-il, vous avez dû en distribuer, des colles! -- Non. Pas mon genre. -- Passé revoir les collègues? -- Surtout pas! Je déteste cette boîte. Il est surpris, apparemment d'accord. Je le quitte non sans avoir remercié de l'accueil et laissé un pourboire, contrairement à mes habitudes.

Décidément non, je ne suis pas un touriste!

© Le Phare de Frazé
la une
j'aime pas
psychats
brocante
feuilleton
sélection
concierge
entre nous
liens
accueil