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J'ai ma théorie sur l'apparente
difficulté de Barack Obama à
remporter les primaires face à mamie
Clinton. Je crois qu'il le fait exprès pour
que sa femme ne lui casse plus les pieds avec la
cigarette. Car elle lui a dit : « OK, d'accord
pour que tu te présentes. Mais si tu gagnes,
tu arrêtes de fumer. » Et cette
nouille-là a promis! Cela seul prouve qu'il
ne peut diriger notre grand pays, s'il se montre
incapable de régner chez lui en
maître. Never mind, il ne sera pas pire que
les autres.
J'aimerais tant que ce soit le nègre qui
l'emporte!... Juste pour le fun. Pour voir la
tête des aristo et bouffeurs de blacks le
jour où il prêtera serment, où
ils attraperont la jaunisse à force de
bafouiller Mister President, un doigt
sur la couture du pantalon et l'autre dans le
derrière parce qu'avec ces
métèques...
Il en profiterait pour se mettre au barreau de
chaise. Ou à la pipe comme Popeye. Et si
Olive rouspète, il pourra toujours lui
apprendre que les promesses n'engagent que ceux qui
y croient.
Nos pères fondateurs furent sages en
écartant les femmes de la politique, des
clubs, des bars, des lieux publics (elles se sont
vengées depuis en nous interdisant d'y
fumer). Lorsque le premier jupon apparut, ce fut
aussitôt la pagaille et la zizanie. En
restant à leur place, rien ne les
empêchait de continuer à peser sur les
grandes décisions à travers leurs
époux, leurs galants, de protéger les
Arts, voire les Lettres, d'inspirer les oeuvres
charitables, de faire honneur à leur
paroisse. Avant tout, à leur famille.
À présent qu'elles sont parvenues,
d'abord au droit de vote, ensuite à celui de
se croire nos égales en nous transformant en
nannies, la sauvagerie règne sur le monde.
Si c'est leur faute, c'est surtout la nôtre,
qui n'avons pas réagi.
Alors que voyez le bien qu'elles ont fait
à l'Angleterre, qui leur doit sa flotte et
son Empire. Insupportables, leur cuisine
était si immonde que les époux
fuyaient en hâte le domicile conjugal pour
sillonner l'univers, à la recherche de
nourritures plus attrayantes! Une fois qu'ils les
avaient trouvées, ce qui n'était pas
bien difficile, il plantaient l'Union Jack,
ouvraient des clubs et sirotaient tranquillement
leur whisky. Résultat : les meilleurs
restaurants de Londres sont indiens (à part
McDonald)... ou français, d'accord! Mais les
Français sont des sortes d'Indiens.
Certes, des femmes furent reines, mais
c'étaient de grands hommes. Et cependant,
même Victoria ne transmit guère son
nom qu'à une gare, une décoration et
un landau. À l'opposé, le souvenir de
Rossini, simple histrion, perdure grâce
à un tournedos. Ce qui vous a une autre
allure, et répond de sa virilité!
D'ailleurs tous les grands cuisiniers sont des
hommes. Si vous me demandez d'un petit air
goguenard pourquoi donc les mâles
britanniques évitaient les fourneaux, c'est
que vous ne réfléchissez pas.
Impensable, voyez-vous, de leur laisser
porter la culotte!
Question de standing.
Et si d'aucuns sont incapables de frire
seulement des oeufs au plat, c'est qu'ils les ont
déjà au lit.
Pour en revenir à Barack, je persiste
à l'assurer de mon soutien, je vote pour
lui, je roule pour lui. Je ferais n'importe quoi.
Sauf lui rouler un patin.
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